Ciné Club Sandwich : Amateur

Amateur, de Ryan Koo (2018)

 

Notation :

– Clichés sur le basket : +++++++++++++++++++++++++++++++
– Exploitation des jeunes joueurs : +++
– Destruction d’un mythe américain : ++++
– Sport Business : ++
– Cynisme : ++
– Lé rézo socio son danjeureux : ++++++++

Le synopsis :

Terron, interprété par Michael Rainey Jr, se balade littéralement sur un terrain de basket. A 14 ans, ses exploits attirent vite les yeux des recruteurs de nombreux lycées américains. A ce stade, la créativité du scénario n’excède pas le mode histoire de Fifa 18, ou un synopsis recalé par Luc Besson en période de disette.

Fort heureusement, le film décolle un peu avec l’arrivée du jeune basketteur dans son nouvel établissement. Il doit faire face aux mesquineries lourdingues de ses coéquipiers et à ses limites personnelles : il ne parvient pas à lire les chiffres. Rajoutez à ça, un père malade et un entraîneur qui ne pense qu’à sa gueule et le jeune basketteur américain, il devient fou. Sans raconter la fin du film, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de très surprenant, mais elle comporte un epic fail tristounet lié aux réseaux sociaux, que n’aurait clairement pas renié Serge Aurier.

 

– C’est vrai que tu as liké la page Facebook de Colonel Reyel sur Facebook ? 

– Quoi ? Pfff, mais non pas du tout…

 

Points forts :

– Voir un film ou une série Netflix, c’est terriblement mainstream, mais quand personne ne l’a vu, c’est l’occasion de briller en société.

– Un long-métrage sur le basket sans Bugs Bunny ni Michael Jordan.

– La cruauté du milieu n’est pas masquée même si la critique reste assez modérée.

– Regarder du basket américain à la télé sans attendre 4h du matin ni devoir endurer les commentaires de George Eddy.

 

Points faibles :

– Les clichés sur le milieu aussi lourds qu’une blague impliquant des pruneaux à Agen.

– Un long-métrage sur le basket sans Bugs Bunny ni Michael Jordan.

– La qualité de réalisation durant les scènes de matches est de moins bonne facture qu’un résumé de France 3 Limousin.

– Quand le film a l’occasion d’enfoncer le clou et de dénoncer le côté systémique de l’exploitation des jeunes joueurs, on repasse vite sur une scène à la con où le héros prend sa maman dans ses bras.

 

C’est bien mignon de vouloir devenir basketteur professionnel, mais ton coach ne sera pas toujours là pour te montrer de quel côté tu dois marquer…

 

Le saviez-vous ?

Le film est produit par Tony Parker et c’est l’acte le plus subversif de sa carrière depuis son tube « Premier love ».

 

Les conditions idéales pour regarder ce film :

Idéalement le mieux c’est de ne pas le regarder mais si vous avez 1h35 de vie à perdre ou que vous êtes au chômage, pourquoi pas après tout.

 

Vous aimerez aussi :

– Les films qui traitent de l’univers sportif qui valent le coup. Ils ne sont pas légion mais on peut voir sans soucis : Moneyball, Any Given Sunday ou encore Mercenaire. Pour le basket, il y a le documentaire Hoop Dreams sur la formation des jeunes, ainsi que le film He Got Game de Spike Lee.

– Reprendre votre vieux ballon de basket, enchaîner trois dribbles et vous rasseoir totalement épuisé.

– Les films prometteurs mais qui ne font qu’effleurer leur sujet.

– Taper « film Amateur » sur Google, craindre le pire et voir avec soulagement qu’il est correctement référencé.

 

Il a beau avoir l’air de s’emmerder, il s’emmerde toujours moins que nous devant le film. 

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