Ciné Club Sandwich : Ready Player One

Ready Player One de Steven Spielberg (2018)

 

Citation

« Elle pourrait être un mec de 170 kilos qui habite dans la cave de sa mère. Et qui s’appelle Chuck. »

 

 

Notation :

  • Hé ? Tu l’as ? Tu l’as ? : +++++
  • Tu l’as vue ma grosse référence ? : ++++++
  • Monstres et personnages jamais vus ailleurs : –

 

Le synopsis :

On est en 2045 et le monde entier passe ses journées à glander dans un univers appelé OASIS grâce à des masques de réalité virtuelle. Parfois à l’abri sur des tapis roulants, parfois ailleurs sans tapis ni protection. Alors que ça devrait être le bordel puisque du coup, personne ne taffe à la CAF ou à l’école, toute la population se concentre sur un seul objectif : trouver un bonus caché pour devenir le plus riche dans le vrai monde, et le plus puissant dans le monde virtuel.

Un adolescent, Wade (Tye Sheridan) et ses amis de l’Oasis qui eux-même cherchent cet Easter egg depuis des années vont soudain comprendre des indices dans les souvenirs du créateur de l’Oasis. Spoiler : y’a de la frustration sentimentale dans l’air.

« YouTubeurs cinéma et jeu vidéo venant voir RP1 pour en lister les références » – Peinture sur images de synthèse, 2018

Points forts :

  • Y’a moins de références que prévu, du coup on regarde un peu plus le film qui est finalement assez prenant.
  • La réalisation est magnifique, et la preuve qu’à 71 ans, Spielberg est toujours un grand gosse, capable de coller la honte aux équipes des Fast & Furious niveau direction de course poursuite.
  • Compte tenu du timing, c’est assez magique de tout centrer sur un personnage qui s’appelle J. Halliday et dont le monde entier se dispute l’héritage en jouant à « Qui est le plus grand fan » ?

Points faibles :

  • On ne voit pas les gens dans la rue avec leurs casques se rentrer dedans quand ils se mettent à courir, et c’est bien dommage.
  • Les seules références qui sortent pas de la tête de Halliday sont les placements de produits
  • Dans l’Oasis, tous les joueurs sont égaux, mais c’est plus facile pour ceux qui sont riches. C’était bien la peine, tiens.
  • On ne comprend vraiment pas pourquoi la meuf tombe amoureuse du gars. Après, c’est une nana magnifique qui complexe à mort sur une tâche de naissance…
Les Experts en pop-culture, reconnaissables à l’expression de leur créativité propre. Ben oui, what else ?

Le Saviez-vous :

Dans un monde virtuel où on peut devenir absolument tout ce qu’on veut, le jeune mec choisit un avatar de jeune mec, la jolie fille un avatar de jolie fille, et les Asiatiques des avatars de ninjas. Personne pour devenir Frédéric de Carglass, c’est triste.

Les conditions idéales pour voir ce film :

Si vous voulez le détester : Avec votre pote geek qui ne pourra pas s’empêcher de pointer toutes les références, en pestant qu’on puisse pas faire d’arrêt sur images au cinéma.

Si vous voulez l’aimer : Avec votre gosse / vos neveux / vos cousins ou tout être humain de moins de 14 ans d’âge mental qui ne pourra pas s’empêcher de faire« WOUAAAAH ».

« Je vous le jure, votre honneur, j’ai pas remarqué le chauffard, je regardais un mec jouer à la Dreamcast. »

Ce qu’il faut en retenir :

La morale à deux faces :

  • Quand le monde va mal, fuis-le.
  • Quand tu as l’occasion de changer le monde, contente-toi de dire « Mouais bof, la réalité c’est pas si mal, pis on peut y baiser sans combi qui clignote ».
  • L’Arrière Cuisine non plus ne poste rien au moins deux jours par semaine, mais c’est pas parce qu’on veut se faire des vrais câlins, juste parce qu’on a la flemme d’écrire.

 

 

Vous aimerez aussi :

  • Jouer à Micro Machines, à 8 sur une playstation
  • Apprendre par coeur les bouquins d’Elon Musk ou de Steve Jobs dans l’espoir d’y trouver un raccourci pour devenir richissime.
Ça ressemble à 1984, non ? Ou à une vieille pub pour Macintosh ? OU AU CLIP DE BABY ONE MORE TIME !
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Sarah

Bon public et mauvaise foi

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