Ciné Club Sandwich – Green Book

Green Book : Sur les routes du sud de Peter Farrelly (2019)

 

Notation : 

D’après une histoire vraie alors soyez émus svp : + + + +

Bilan carbone : – – – – –

Bons sentiments : + + + + + + + + +

Bromance : + + +

 

Le synopsis : 

Au début du film, Tony Lip (Viggo Mortensen) est raciste, vulgaire et pauvre. À la fin du film, il est un peu moins raciste, un peu moins vulgaire et un peu moins pauvre. Entre les deux, il est chauffeur / garde du corps pour le Dr Don Shirley (Mahershala Ali), un pianiste de jazz noir et raffiné qui décide de faire une tournée dans le sud des États-Unis.

 

– Sam ! Frodon ! Comme je suis heureux de vous revoir ! 

– Euh, nous c’est Théo et Lucas, papa. 

 

Points forts : 

  • Viggo Mortensen, la classe incarnée, même quand il joue un loubard italien aussi fin qu’un film de Fabien Onteniente.
  • Mahershala Ali, sobre et émouvant dans son rôle d’artiste torturé et trop pur pour ce monde de brutes.
  • Peter Farrelly (Dumb et Dumber, Fou d’Irène, Mary à tout prix) qui réussit enfin à faire un film sans son frère, sans Jim Carrey et sans aucune blague à base de sperme ou de caca.
  • Un feel-good movie d’une efficacité redoutable. Tous les défauts du film ne suffiront pas à vous empêcher de passer un agréable moment.
  • Encore un film qui rend hommage au jazz (et celui là on ne le doit pas à Damien Chazelle).

 

Points faibles : 

  • Même le film Kaamelot est moins attendu que les rebondissements de ce film.
  • Des gens vont se sentir intelligents et pertinents en lâchant d’un air profond que « ce film qui fait écho à l’Amérique de Donald Trump ».
  • Si on s’amusait à faire un générateur de scénarios aléatoires taillés pour les Oscars, c’est probablement le scénario de ce film qui sortirait.
  • Le placement de produit pour KFC en plein milieu du film.
  • Les lettres de Tony ressemblent quand même un peu à des chansons de FAUVE.

 

En même temps quand ta voiture est aussi peu discrète, faut pas s’étonner de se faire emmerder. 

 

Le Saviez-vous : 

S’il avait eu le même IMC pendant le tournage du Seigneur des Anneaux, Viggo Mortensen n’aurait jamais rattrapé les Uruk-hai.

 

Les conditions idéales pour regarder ce film :

Avec l’amie noire de Nadine Morano.

 

Ce qu’il faut en retenir : 

Parfois, les racistes ne sont pas méchants mais juste un peu cons.

 

Si vous avez aimez ce film, vous aimerez aussi : 

  • Mouloud Achour et ses interviews qui dénoncent à base de questions comme « Toi aussi parfois tu as envie de dire fuck à tous ces racistes ???? ».
  • Manger des hot-dogs.
  • Ramasser des cailloux par terre.
  • Miss Daisy et son chauffeur.

 

Putain, j’aurais dû prendre Ciné Club Sandwich comme bouquin, je me serais moins fait chier… 

 

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Bastien

D'après une théorie, toute personne sur le globe peut être reliée à n'importe quelle autre, au travers d'une chaîne de relations individuelles comprenant au plus six maillons. Je ne suis personnellement qu'à un maillon de Margot Robbie. Si vous avez des bons traiteurs de mariage à me recommander en privé, je prends.

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4 réflexions au sujet de « Ciné Club Sandwich – Green Book »

  1. Un film de Peter Farrelly sans aucune blague sexuelle ou scato j’aurais mis ça, aussi, dans les points faibles parce que Dumb and Dumber ou Mary à Tout Prix c’était quand même vachement bien.
    « Viggo Mortensen, la classe incarnée ». C’est exactement ça.
    Captain Fantastic m’avait emballé.

  2. Vu et c’est vrai que c’est bien. Pas trop de rebondissements, mais bon, on ne va pas voir un film de ce genre pour ça. Et question classe le personnage de Marhershala Ali n’est pas en reste.
    Pour son frère Bobby le point faible est qu’après ce film assez subtil on va lui coller l’étiquette de gros lourd de la fraterie Farrelly.

  3. Point Faible : le Dr Shirley est hyper raffiné mais il exige d’avoir, dans sa chambre, à chaque étape, une bouteille de Cutty Sark !!!

    N’importe quoi.

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