Ciné Club Sandwich – Hellboy

Hellboy, de Neil Marshall (2019)

« BUUUUUUUUUUUT »

Notation :

Hein ? : +++
Mais ? : ++
Vannes pseudo-méta parce que ça marche avec Deadpool et que Hellboy est aussi en rouge : ++
C’est ton Destin : +++++
Ron Perlman & Guillermo Del Toro : ——–

 

Le synopsis :

Au Mexique, un grand mec tout rouge (David Harbour) noie dans la tequila le chagrin de n’avoir pas pu sauver un de ses potes transformé en monstre au cours d’une mission dans le milieu de la lucha libre.
Ce mec tout rouge, c’est Hellboy, prince des Enfers, embauché par les services secrets grâce au piston de son papa (Ian McShane) que l’on soupçonne un peu adoptif. Ce dernier l’envoie en mission en Angleterre, où il va retrouver une vieille pote (Sasha Lane), un vieil ennemi (Stephen Graham) et un tas de mecs qui veulent sa mort.
Sauf que le danger vient d’ailleurs. De Milla Jovovich, plus précisément. Démembrée par le roi Arthur et enfermée dans des petites boîtes, probablement depuis la sortie des 3 Mousquetaires 3D (ce serait la moindre des choses). Elle en ressort, se fait recoudre par de vieilles aveugles (Retoucherie Moire & sœurs, 1 étoile sur Yelp, avis pas top) et revient à Londres, légèrement courroucée et bien décidée à anéantir la population humaine.
Dans une suite d’évènements aussi prévisibles qu’inintéressants, Hellboy va tuer des trucs, résister à l’appel des prophéties du côté obscur, survivre et gagner, sans trop de suspense.

 

 

Ca n’a pas l’air d’aller fort pour la Reine de Sang. On parie qu’elle était pour l’Islande à l’Eurovision ?

 

 

Les points positifs :

  • Le film est encore pire que prévu. Ca prouve qu’on peut encore être surpris en 2019 au cinéma. En mal, certes, mais surpris quand même.
  • En 1944, y’a déjà « un Légendaire Chasseur de Nazis ». Plutôt étonnant puisque la guerre n’est pas finie, et que cette profession n’est pas encore à la mode, mais bon, si ça permet au film de dézinguer des Nazis, c’est toujours ça de pris.
  • En regardant la télé, La Méchante tombe sur The Voice et considère cette expérience comme la preuve que l’Humanité doit disparaître. Au moins, elle fait preuve de bon sens.
  • La meilleure idée du film : avoir associé une scène de baston avec une chanson de Mötley Crüe. Certes, elle est nulle (la scène, pas Kickstart My Heart), mais c’est une idée à creuser.

 

Les points négatifs :

  • Tout est mal fait dans ce film. Tout. Mais les combats sont particulièrement dégueulasses.
  • Toutes les scènes supposées spectaculaires sont illisibles. Les visions traumatisantes données par Excalibur sont meilleures dans le Roi Arthur de Guy Ritchie. La destruction de Londres est meilleure dans La Momie (celle avec Tom Cruise).
  • Les monstres dégoûtent plus qu’ils effraient. Ou alors ça dépend à qui ils s’adressent. Y’a quand même une vulve géante qui crache du feu. Sinon c’est essentiellement les monstres de Kong : Skull Island avec une vilaine maladie de peau.
  • Manifestement, ils ont modifié l’apparence de Hellboy quand il redevient un démon, histoire de le rendre plus imposant. Le résultat, c’est surtout qu’on dirait une marionnette des Guignols passée à la peinture Ferrari. En moins naturel.

 

D’une certaine manière, cette image résume bien le film ; c’est moche, on n’y comprend rien, et ça n’a même pas le mérite d’être drôle.

 

Le saviez-vous :

  • Ed Skrein a fait un truc noble en quittant la production parce qu’il considérait que son rôle revenait à un acteur asiatique. Ou alors il a senti le naufrage venir. Ou bien Daniel Dae-Kim a perdu un pari. (Quoiqu’il en soit, ce dernier n’a pas gagné au change).
  • Vous ne risquerez pas de déranger vos voisins au cinéma, déjà parce qu’ils sont 4 (dont un vieux tout seul qui s’enfile des 8-6 pendant le film), mais parce qu’il n’y a aucune réaction à avoir. Pas un sourire, pas un « HA ».

 

Les conditions idéales pour regarder le film :

 

  • En vous limant les ongles. Ou toute excroissance disgracieuse de votre choix.
  • En se souvenant que les créateurs d’effets spéciaux aussi payent des impôts, ou ont des enfants à nourrir.

 

Ce qu’on retient du film

 

  • Les Nazis portent des lunettes 3D bicolores à Stonehenge. Ca sert à rien, mais ça a de la gueule.
  • Il faut laisser les légendes arthuriennes tranquilles maintenant. Calmez-vous. En plus, entre Alex le destin d’un roi et Hellboy, il semblerait que le fait de ramener Excalibur dans le premier film venu soit la garantie d’un flop total au box office. A la place d’Alexandre Astier, je serais pas sereine-sereine.
  • Si, VRAIMENT, vous tenez à voir des gens faire n’importe quoi avec Excalibur, regardez plutôt le Roi Arthur de Guy Ritchie. Ou même Transformers, sérieux, c’est plus crédible.
  • Si vous voulez voir quelqu’un dire « Baba Yaga » en flippant (avec raison), matez John Wick.
  • Si vous voulez voir un Hellboy correct, ne regardez pas celui-là.
  • Si vous voulez en voir un bon, lisez les comics.

 

Plutôt Bernard Tapie ou François Mitterrand la marionnette ?

 

 

Si vous avez aimé ce film vous aimerez aussi

  • Manger des enfants.
  • Brosser vos dents après avoir communiqué avec les morts, ou passé un pacte avec une sorcière, de préférence avec du Décap’ Four dégraissant.
  • Les techniques de drague piquées à Jupiter Ascending.
  • Tenter de comprendre le point de vue de Mike Mignola, créateur du personnage de Hellboy, tour à tour très impliqué dans la production ou dans le déni total de l’existence de ce film.
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Sarah

Bon public et mauvaise foi

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