Choix de vie – Démissionner

Citation :

« Je suis venu te dire que je m’en vais »

« Porque te vas ? »

 

Notation :

  • Emmerder son chef ++++
  • Sentiment de liberté ++++
  • Stabilité ——
  • Allocation chômage —-

 

De quoi ça parle :

A force de vous gonfler, ça devait arriver, vous avez décidé de vous barrer de votre entreprise de merde. Adieu votre petit chef insupportable, les missions pourries et vos collègues racistes, sexistes ou les deux. Soit vous êtes un gagnant de la mondialisation et vous le faites en ayant trouvé un poste plus intéressant ou mieux payé ailleurs, soit vous sauvez les meubles en partant pour un job alimentaire.

Vous pouvez aussi être complètement inconscient. En désaccord avec un choix stratégique de votre patron et après l’avoir insulté en public, vous vous barrez sans rien derrière car vous êtes libre et que la société et ses contraintes vous l’emmerdez.

 

Les points forts :

  • Aller dire au petit chef qui vous méprise et vous écrase depuis un moment qu’il n’a plus aucun pouvoir sur vous.
  • Si vous êtes un winner, vous traversez la rue pour un boulot mieux payé.
  • Vous ne verrez plus vos collègues cons.
  • Selon votre contrat, vous disposez d’une période plus ou moins courte de préavis, période bâtarde où vous n’en avez plus rien à secouer, mais où vous devez quand même vous pointer au boulot. Bref plusieurs mois à glander tout en étant payé.

 

Si vous démissionnez, voilà ce qui vous attend ! Non… pas une plage paradisiaque, un fond d’écran Windows.
Celui de votre futur conseiller pôle emploi pour être précis.

 

Les points faibles :

  • Les préavis peuvent être longs. Très longs. Glander 2 semaines c’est rigolo. 3 mois moins.
  • Vos collègues sympas avec qui vous vous marriez à la pause-café. Malgré tout ce que vous vous êtes dit, en général vous ne les reverrez jamais.
  • Vous nouveaux collègues seront, selon toute vraisemblance, aussi cons que les anciens.
  • Votre petit chef qui vous gonfle ne sera au final jamais vraiment impacté par votre départ. Ce sont vos collègues qui reprendront une partie de votre boulot.
  • Les conditions de merde qui vous ont fait quitter votre boîte actuelle seront peut-être similaires, voire pires dans votre nouveau job.
  • Si votre RH est consciencieuse et très préoccupée de ses indicateurs de bien-être au travail et de responsabilité sociale de l’entreprise, elle viendra vous gonfler pour savoir pourquoi vous partez afin d’améliorer la qualité de vie au travail dans votre entreprise. N’en croyez pas un mot, mais faites semblant de trouver ça chouette.
  • Une RH légèrement possessive et qui vous qualifiera de traître.

 

Le saviez-vous ?

  • Il n’est pas nécessaire de venir poser sa lettre de démission déguisé en poussin en chantant « Au revoir, au revoir président… ».
  • Si vous n’en pouvez vraiment plus de votre job, mais que vous n’avez aucun plan B derrière, négociez une rupture conventionnelle. Vous aurez un petit (très petit) chèque et surtout vous aurez droit au chômage. (ça coûte un pognon de dingue à l’Etat ce conseil)

 

Les conditions idéales :

  • Après avoir signé une promesse d’embauche pour une paye supérieure.
  • Lors d’une réunion de direction
  • Avec deux-trois autres collègues, histoire de mettre une bonne ambiance.

 

Quand vous en arrivez à ce point, c’est qu’il est temps de démissionner. D’ailleurs, de manière plus générale, quand
votre vie ressemble à une photo Getty Images, c’est qu’il est temps de faire quelque chose.

 

Les conditions non-recommandées :

  • En insultant votre boss sur LinkedIn. La méthode a beau être disruptive, pas sûr qu’elle soit appréciée par de futurs recruteurs.
  • Sans plan B alors que vous êtes ouvrier sidérurgiste en Lorraine.
  • Avec 3 grammes dans chaque bras, en appelant au hasard des numéros sur votre téléphone.

 

Ce qu’il faut en retenir :

  • A partir du moment où votre job devient toxique et vous pourrit la vie, barrez-vous. Enfin ça c’est si vous êtes jeune, diplômé, expérimenté et facilement employable ailleurs.
  • Dans le cas contraire, attendez la retraite avec stoïcisme

 

Si vous avez aimé démissionner vous aimerez :

  • La mobilité professionnelle
  • Larguer votre meuf

 

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Pyody

Fan absolu de la Boucherie Ovalie, mais qui ne suit plus le rugby. Du coup je viens écrire ici pour faire mon intéressant auprès d'Ovale Masqué

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2 réflexions au sujet de « Choix de vie – Démissionner »

  1. Moi ça m’a tellement gonflé que j’ai fait un abandon de poste. Avant je m’étais assuré que ça serait considéré comme une faute grave et non pas une faute lourde pour pouvoir toucher le chômage. Je suis venu au boulot comme d’habitude et au bout d’une heure je suis rentré chez moi ni vu ni connu. J’ai reçu ma première lettre au bout de quelques jours, je suis parti en vacances une semaine le cœur léger, j’ai reçu une deuxième puis une troisième lettre et au bout d’un moment celle tant attendue: la convocation pour l’entretien préalable.
    La démission c’est un peu une séparation « sans rancune » alors que l’abandon de poste c’est un départ genre « allez vous faire foutre ». Et la petite merde qui est censé être ton chef le vaut bien.

  2. « Quand t’as vie ressembles à une photo de getty images c’est qu’il est temps de faire quelque chose » quelle punchline, je suis broyée merci pour cet article très drôle

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