Jeux Vidéo – Sigma Theory : Global Cold War

Notation : 

La Guerre froide dans le futur : ++++++++

L’horloge de l’apocalypse se rapproche de minuit : – – – – – –

Avoir l’impression d’être un expert en géopolitique en jouant cinq minutes à un jeu vidéo : +++

Jouer un hacker qui ressemble furieusement au rappeur Orelsan : ++++

L’histoire : 

Sigma Theory est un jeu de stratégie qui se déroule dans un futur très proche. Tout juste recruté, vous voilà propulsé à la tête de l’agence de renseignement d’un état. Ça démarre assez fort et on se place d’emblée dans la peau d’un DRH qui doit convaincre quatre agents de le rejoindre et fait face aux susceptibilités de chacun. Sauf qu’ici, il ne sera pas possible de s’épancher sur son mal-être en citant des passages entiers de Gandhi sur votre profil LinkedIn. Non, l’heure est grave. Une nouvelle technologie est à même de changer le cours de l’Histoire. Elle peut rendre le monde meilleur, assurer l’équilibre de l’économie, soigner les pires maladies… Mais le plus probable reste qu’elle aboutisse à la disparition de l’humanité dans un déluge d’ogives nucléaires. Autant dire que la lutte fait rage pour parvenir à maîtriser avant les autres la technologie Sigma. Aidé de votre équipe de bras cassés, vous allez devoir embrigader des scientifiques venus des quatre coins de la planète. Pour ce faire, toutes les méthodes d’espionnages sont possibles : hacking, corruption, séduction ou enlèvement… Une fois le chercheur dans votre camp, il est recommandé de l’exfiltrer, ce qui donne lieu à des phases de jeux assez prenantes dignes des meilleurs épisodes de la série Homeland, avec un zeste d’Agence tous risques.

 

 

Elle a géchan Gamora.

Points forts : 

  • Mine de rien, ce simulateur géopolitique tient la route, ce qui n’était pas forcément gagné tant il y a de paramètres à gérer.
  • L’ensemble fait furieusement penser à un jeu de plateau, à ceci prêt que vous n’aurez pas à vous farcir des règles assommantes, ni les fortes odeurs corporelles que l’on retrouve assez souvent dans ce type de rendez-vous.
  • Le jeu vous place face à des choix moraux monstrueux. J’ai pris beaucoup de plaisir à sacrifier des vies humaines dans le but d’avancer dans ma partie, autant dire que je n’aurais vraiment pas aimé me connaître en 40.
  • L’ambiance de guerre froide dans le futur est vraiment prenante. La compétition est réelle et les mauvais coups sont légion. J’ai par exemple adoré hacker le réseau informatique français avec mon pirate sosie d’Orelsan. Puis extorquer ces gros naïfs d’une bonne partie de leurs recherches en échange de la clé de cryptage du Ransomware.

 

Points faibles : 

  • Le jeu étant encore en accès anticipé, il y a quelques bugs par moment. C’est d’autant plus relou qu’ils interviennent parfois dans les moments clés. Il est possible de faire remonter ces problèmes qui seront sûrement corrigés dans la version finale.
  •  L’interface est parfois un peu austère, ce qui à la longue pourrait bien vous donner des maux de tête. Rien de rédhibitoire cela dit et on se réconcilie vite avec le jeu quand un narcotrafiquant de haut vol nous propose, le sourire aux lèvres, de venir lui prêter main forte avec notre drone de surveillance.

 

Le Saviez-vous : 

Le jeu est édité par le studio Mi-Clos basé à Lyon. Personne n’est parfait, mais on leur doit tout de même le jeu de science-fiction Out There qui a déjà connu un petit succès en son temps. Quatre ans de travail et du beau monde, puisque des gens comme Fibre Tigre sont notamment associés au projet.

 

Ce qu’il faut en retenir : 

Quand une technologie lui permet de changer le monde en bien, l’être humain choisit la plupart du temps de faire de la merde.

 

Les conditions idéales pour jouer :

Après avoir revu l’intégrale d’Homeland et toutes les saisons de 24 heures chrono.

 

Vous aimerez aussi : 

  •  Vous instruire en lisant des livres de Relations Internationales.
  •  Regarder les séries Borgen et House of Cards et vous prétendre expert en Sciences Politiques.
  •  Regarder le monde brûler.
  •  Sauver le monde.

 

 

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Jean-Yves

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