Norsemen, la série

Norsemen (Vikingane) – Série NRK disponible sur Netflix

Citation

“C’est ce que je dis toujours : garde tes amis proches, et tes ennemis un petit peu plus loin”

Notation :

  • Colliers de zguègues : +++++
  • Anachronismes : ++++++
  • Méchant furieux psychopathe : +++++
  • Loi Viking : +++
  • Ennui : zéro

 

 

Ca raconte quoi, au juste ?

An de grâce 790. Quelque part en Norvège, la série suit la vie d’une bande de vikings. Outre leurs activités quotidiennes (piller/violer/brûler, la routine quoi), Arvid, Hildur, Orm, Frøya, Krak et les autres gèrent comme ils peuvent la hiérarchie locale, et découvrent de nouvelles routes maritimes, les riches monastères anglais ou l’art scénique. Ce succès attire les convoitises, notamment de Jarl Varg, chef voisin, bien déterminé à mettre les mains sur la carte qui lui permettrait à lui aussi d’aller piller à l’ouest.

C’est une bonne situation ça, esclave ?

 

Points forts :

  • Le côté décalé qui vous fera directement penser à un concept des Monty Python chez les Vikings, avec davantage de budget.
  • Jarl Varg, plus méchant que le plus méchant de tes méchants. Avec une mention spéciale au combo gestuelle/voix, quelque part entre Voldemort et Elie Semoun.
  • La rigueur historique de la plupart des éléments comme les costumes ou les armes, improbable dans une série bourrée d’anachronismes.
  • Les parallèles à contre-pied totalement assumés avec des séries comme Game of Thrones ou Vikings, allant parfois jusqu’à en reprendre des scènes. Norsemen s’amuse même à utiliser des morceaux de Wardruna, groupe de folk norvégien qui compose pour Vikings.
  • Visuellement, les costumes, les paysages, la réalisation en général sont très jolis, ce qui est assez rare pour une comédie.

 

 

Points faibles :

  • La promo de la première saison se concentrait sur des scénettes qui, sorties du contexte de la série, passaient davantage pour une série de sketches ou de stand-up, ce qui peut rebuter à première vue. Il ne faut pas s’y arrêter, c’est bien davantage que ça.
  • Il n’y a que 6 épisodes par saison. Comme ils ne durent que 30mn chacun, ça passe bien trop vite.
  • Même si les personnages féminins sont tous géniaux, on peut regretter qu’il n’y ait qu’une seule guerrière.

 

 

Le Saviez-vous :

Toutes les scènes sont tournées en norvégien puis en anglais. Ce qui assure que les personnages aient tous un accent cohérent.
Il est estimé qu’un million de Norvégiens regardent cette série. Dans un pays qui compte 5 millions d’habitants. On a demandé le même ratio pour les ventes de Ciné Club Sandwich au Père Noël.

 

Les conditions idéales pour regarder cette série :

A califourchon sur un cadavre émasculé ou démembré. Pas de bras, pas de Valhalla.
Avec un esclave romain tentant de prouver la supériorité de l’art sur la violence physique

 

Ce qu’il faut en retenir :

La fabrication des prothèses a fait vachement de progrès depuis le 9e siècle.

La Norvège, quand elle se fait aider par Netflix pour produire une série locale, tourne Norsemen. Pour comparaison, nous, en France, on a Marseille avec Benoît Magimel. Comme quoi il est possible d’avoir du pétrole ET des idées.

Pour ses ennemis, c’était le jour le plus douloureux de leur existence. Pour Frøya, c’était un jeudi. Avant le déjeuner.

 

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Sarah

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