Ciné Club Sandwich – L’ombre d’Emily

L’Ombre d’Emily (A Simple Favor) – de Paul Freig (2018)

 

On va essayer de pas faire de spoiler, mais si ce film vous dit, allez le voir sans rien en savoir, c’est probablement plus malin.

Citations :

“Genre vous, vous avez pas une bonbonne à hélium chez vous ?”
“Ca va hein, c’est pas VRAIMENT un mensonge si je fais vraiment le ménage !”

 

Notation :

  • Tuto pâtisserie : +++++
  • Tuto loisirs créatifs : ++++++
  • Tuto vol et fraudes en tous genres : ++
  • Tuto stalking : +++
  • Tuto bien-être : —————

 

Contrairement à l’apparence des miniatures de la bande-annonce sur YouTube, ce film n’est pas interdit aux moins de 18 ans.

 

Le synopsis :

Dans un coin paumé du Connecticut (c’est aux Etats-Unis. Et quasiment une lapalissade puisqu’il m’a fallu regarder sur une carte où c’était, le Connecticut), Stephanie (Anna Kendrick) et Emily (Blake Lively) deviennent amies malgré leurs caractères à l’opposé l’un de l’autre, et le décalage entre leurs modes de vie respectifs. Quand Emily disparaît, laissant un mari inquiet, un fils désorienté et un sacré paquet de secrets, Stephanie se lance dans sa propre enquête, ce qui fait bondir les stats de sa page YouTube.

 

La blogueuse lifestyle n’est pas systématiquement la nana en smoking noeud pap à l’aire de jeux des enfants

 

Points forts :

  • La bande-son du film est presque entièrement composée de chansons françaises. Ce que les Américains trouveront exotique, et que les Français verront comme une excellente raison de se sentir supérieurs.

 

Spoiler : il manque Joe. Réparons immédiatement cette erreur impardonnable.

 

  • Les vêtements portés dans le film, en particulier par le personnage de Blake Lively, quelque part entre Madonna et Huggy les Bons Tuyaux. Y’a du niveau.
  • Paul Feig, le réalisateur, a connu la gloire grâce à des films comme Bridesmaids, les Flingueuses ou le plus récent remake féminin de Ghostbusters. Il a manifestement décidé de prendre un virage à 180°, car même s’il comporte sa part de comédie, L’Ombre d’Emily n’inclut ni beau gosse blond, ni Melissa McCarthy, ni humour scato. Contre toute attente, c’est plutôt une bonne chose.
  • Les insultes. De quoi ringardiser le classique “motherfucker”.
  • Les scènes sexy au contexte malsain, qui à l’inverse de la Servante Écarlate (par exemple), réveillent davantage la libido qu’elles ne l’annihilent.
  • Si vous êtes une mère de famille, même indigne, la gestion familiale selon Emily devrait vous rassurer sur vos propres compétences maternelles.

 

Le geste universel par excellence, probablement le seul dans lequel on peut s’identifier aux personnages

 

Points faibles :

  • En fonction du nombre d’entrées, les producteurs risqueraient de regretter de ne pas avoir davantage axé la promo sur la plastique des actrices, le tableau façon L’Origine du monde représentant l’une d’elle, ou la vision de l’autre se sortant d’une robe pigeonnante avec des ciseaux. Ce serait dommage, parce que la surprise joue.
  • Malgré la tentation, mémoriser certaines des répliques pour les ressortir en société n’aura pas le même effet si vous ne ressemblez pas aux personnages du film.
  • Les scènes sexy au contexte malsain. Parce qu’il vous sera ardu d’admettre auprès de vos amis que ça vous a fait quelque chose. Et parce que ça pourrait vous empêcher de recommander le film à vos parents, alors que vous savez pertinemment qu’il pourrait leur plaire.
  • Si vous êtes une mère de famille, même géniale, la gestion familiale selon Stephanie devrait sérieusement vous complexer sur vos activités ludiques du mercredi.

 

Salut les filles ! Alors aujourd’hui on va apprendre à trouver des images de ce film où les personnages ne s’envoient pas des martinis. C’est le « tuto CSA » !

 

Le Saviez-vous :

Quelqu’un, quelque part, a réalisé une bonne demi-douzaine de tableaux plutôt réussis représentant des couteaux de chasse ou de cuisine pour ce film. Et quand on y pense, c’est beau de savoir que cette personne a été payée.

 

Les conditions idéales pour regarder ce film :

Après un enterrement ou avant un rencard. Encore mieux : entre les deux.
En colo catho dans une cabane en bois, près d’un lac dans le Michigan.
En costume trois-pièces à chaînettes, OKLM dans votre maison design, un verre de martini londonien à la main.

 

Pour une fois qu’une arrivée au ralenti dans la tempête est crédible

 

Ce qu’il faut en retenir :

Ils ont beau être totalement éclipsés par Anna Kendrick et Blake Lively, il y a bien d’autres personnages dans ce film. Si, si, c’est promis. Notamment des personnages masculins. C’est fou comme on les oublie vite, un peu comme dans la vraie vie.

 

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Sarah

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