Ciné Club Sandwich – Parasite

Parasite (Bong Joon-ho, 2019)

 

Notation :

Être pauvre : ————
Être riche : ++++++++++++

 

Qu’est-ce que ça raconte ?

Ki-taek (Song Kang-ho) et sa petite famille sont au chômage et vivent dans le sous-sol d’un immeuble glauque quelque part en Corée du Sud. Ils ne manquent cependant pas de volonté et n’hésitent pas à « traverser la rue » pour trouver des jobs valorisant et bien rémunérés, comme plier des boîtes de pizzas. Mais leur quotidien va radicalement changer lorsque le fils de la famille, Ki-woo (Choi Woo-sik), réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais à une jeune fille de très bonne famille. La suite va vous étonner !

Non mais en plus, vraiment.

 

Et c’est parti pour 2h à jouer aux Hippo Gloutons !

Les + :

— Après avoir aperçu la mention Festival de Cannes – Palme d’Or sur l’affiche, certains pourraient être tentés de partir en courant ou de ramener leur oreiller dans la salle, au cas où. Et ben faut pas, promis, c’est pas chiant.

 

— C’est typiquement le genre de film qu’il faut aller voir en essayant d’en savoir le moins possible. Ce qui nous arrange bien, ça fait une fiche plus rapide à écrire.

 

— Bong Joon-ho continue de prouver qu’on peut faire des films qui « disent des choses sur la société » sans lourdeur, misérabilisme ou moralisme. Et surtout sans filmer des décors naturels à Roubaix.

 

— Niveau réalisation, même si on les aime bien, c’est aussi un peu plus virtuose que du frères Dardenne ou du Ken Loach.

 

— Le film jongle entre différents genre (comédie noire, thriller, drame…) et tout fonctionne toujours parfaitement.

 

— Les acteurs sont formidables. Song Kang-ho en tête (il n’aurait pas volé le prix d’interprétation d’ailleurs) mais tous les autres aussi. Même si on ne vous citera pas leurs noms ici parce qu’ils sont tous coréens et qu’on a la flemme de faire un copier-coller de la page Wikipedia.

 

Quand tu attends avec impatience que Philippe Lellouche balance ses preuves sur l’identité de Copycomic.

 

Les – :

—Si vous êtes riche, vous risquez de vous dire « pfff, encore un film sur la lutte des classes ! ».

 

— Si vous êtes pauvre, la place de ciné sera trop chère pour vous.

 

Le saviez-vous :

— Le parasitisme (du grec παρά / para, « à côté » et σῖτος sitos, « grain, blé, pain, nourriture », signifiant littéralement « qui prend la nourriture à côté de » et désignant à l’origine une fonction honorifique, celle de l’officier chargé de l’alimentation au prytanée d’Athènes) est une relation biologique entre deux êtres vivants où un des protagonistes — le parasite — tire profit d’un organisme hôte pour se nourrir, s’abriter ou se reproduire. Cette relation aura un effet négatif pour l’hôte.

 

— Si vous avez envie de vous défénestrer depuis que vous avez appris que Cyril Hanouna prépare un film avec sa bande Touche pas à mon poste, reprenez foi en l’humanité en constatant que Parasite réalise un très score au box office en France et approche le million d’entrée. Ça fait probablement un million de profs à la retraite / auditeurs de France Inter, certes, mais bon.

 

Une des scènes poignantes du film où le père de famille se déguise en Bobby Sixkiller.

 

Les conditions idéales pour voir ce film :

En se faisant inviter par des amis qui ont une putain de barraque avec une super grande télé.

 

Si vous avez aimé ce film, vous aimerez aussi :

— Dire « Parasite ? Ouais je l’ai vu. Pas mal, mais c’était pas ma Palme cette année… puis Boon Jong-ho, je préférais au début. Pour moi son chef d’oeuvre reste Memories of Murder, tu vois… »

 

— Aller dans les chiottes pour mieux capter le wifi.

 

— Rentrer chez vous en prenant le métro et vous poser cette question cruciale : « Est-ce que moi aussi, je sens le pauvre ? »

 

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Riwan

Riwan

J'avais pas mis mon masque, personne m'a reconnu.
Riwan

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3 réflexions au sujet de « Ciné Club Sandwich – Parasite »

  1. Ouais, bon, ça peut aussi être 1 millions d’électeurs de droite qui se sont dit. « enfin un film sans langue de bois où on appelle clairement un chat un chat et un pauvre un parasite. » Ok c’est très pessimiste mais bon…. l’humanité hein …

  2. Je suis allé le voir hier, je me suis régalé. La citation que j’ai retenue: « l’argent est comme un fer à repasser qui lisse tous les plis de la vie ».
    Le dernier film coréen que j’avais vu c’était Dernier Train Pour Busan, un des meilleurs films de zombie que j’ai vu. Avant ça un film catastrophe ou un mec se faisait ensevelir suite à un tremblement de terre avec sa voiture dans un tunnel.
    Avant le film une bande-annonce d’un autre film sud-coréen est passée: « le gangster, le flic et l’assassin », un polar musclé franchement plus attrayant que les trois quart de la production hollywoodienne du même genre.
    Bref le cinéma sud-coréen est une mine d’or pour cinéphile.

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