Série – The Mandalorian

Genre

Péplum dans le Midwest galactique.

« Vas-y bébé, fais le truc magique avec ta main ! »

Notation

Narratologie : —-
Métallurgie : ++++
Starwarzerie : ++
Bagarrologie : ++++++

Mando et Grogo - The Mandalorian
Se déplacer avec Grogu coûte un bras.

De quoi parle The Mandalorian ?

  • Contrairement à ce que le titre et l’action suggèrent, le héros ne vient pas de la planète Mandale, la planète où on aime bien mettre des grosses mandales. C’est un chasseur de primes qui vient de la planète Mandalore et qui va accomplir sa rédemption en sauvant un mini-Yoda de ceux auxquels il venait de le remettre – l’Empire, dont on ne sait pas trop ce qu’il veut prendre du petit bonhomme vert : ses pouvoirs, son sang, sa vie ou sa mignonnerie.
  • Membre d’une secte à moitié disparue, le Mandalorien (Mando pour les intimes) est persuadé qu’un vrai Mandalorien n’enlève jamais son casque. Il y a donc peu de scènes de repas, et aucune de sexe. Il découvrira qu’en fait, la devise mandalorienne, « This is the Way », se traduit plutôt par « Chacun sa route, chacun son chemin ».
  • Hormis trouver un Jedi à qui refiler son protégé, un de ses objectifs est de compléter son armure en récupérant des barres de Beskar, un métal indestructible. C’est bien sa seule manière de se taper des barres. Not all heroes wear capes, mais lui si, ainsi qu’un Jetpack dont on se demande comment il ne crame pas la cape.
  • La diversité dans The Mandalorian est assurée par la présence de plusieurs héroïnes multiethniques et non-binaires : elles mettent de grosses mandales, apprécient l’usage d’armes lourdes, mais ont des plastrons d’armure bonnets C minimum.
Cara Dune - The Mandalorian
Cara Dune porte un masque, elle aussi.

Qui es-tu, baby Yoda ?

Déjà, pas baby Yoda : il s’appelle Grogu. Sa couleur acidulée indique sa relative fraîcheur, puisqu’il s’agit d’un bébé de cinquante ans – ce qui n’est pas un handicap pour accéder à de grands pouvoirs : Emmanuel Macron est bien un ado de quarante ans.

Créature animée la plus kawaï depuis le Chat potté, il est cependant aussi ergonomique qu’un sac à main dépourvu de poignée. Un des principaux problèmes de la série est : où le poser avant une bagarre ?

Grogu mange n’importe quoi, y compris les œufs d’un couple de créatures pisciformes en voie de disparition. Dans une série aussi réactionnaire, on y verra moins un plaidoyer pro-avortement qu’une position anti-vegan et anti-biodiversité.

Ballade en vaisseau - The Mandalorian
4 Non Blondes + ½ Daft Punk.

Les points forts de The Mandalorian

  • Le casting et les interprètes sont médiocres, ce qui respecte parfaitement l’esprit des deux premières trilogies (les producteurs ont veillé à ce que Nick Nolte et Werner Herzog soient sous-employés).
  • Pour le super méchant, les scénaristes ont quand même importé Gustavo Frings pour le mettre dans un costume à la Vador, mais [SPOILER] ils ont eu la flemme de lui donner une fin digne de ce nom.
  • Les vaisseaux spatiaux et les effets spéciaux sont cool : Disney sait parfois bien dépenser son argent.
  • Les produits dérivés (dark troopers, darksaber, light cruiser impérial, etc.) sont cool : Disney sait encore mieux vous faire dépenser votre argent.
  • Les illustrations du générique de fin, façon couverture de livres de SF des années 70, qui reprennent des scènes de l’épisode, sont très réussies. Comme le thème musical principal est sympa, à chaque fois on se dit que la série n’est pas si nulle et on lance l’épisode suivant.
Mando  et Cara Dune vont faire la bagarre
Demi-finale du double mixte de l’open de bagarre de Mandalore.

Les points faibles de The Mandalorian

  • Le gars étant imprenable à la bagarre, le suspens de chacune des innombrables bagarres est nul.
  • Impossible d’échapper à l’idée que les héros sont membres de la NRA et votent Trump (Mando : « Les armes font partie de ma religion »).
  • Les storm troopers visent toujours extraordinairement mal, et en plus ils se font massacrer avec une violence malsaine.
  • La performance mono-expressive (sourire entendu, mèche qui tombe sur un visage de trois quarts au moment de dézinguer du méchant) de Gina Carano suggère qu’elle vient du MMA plutôt que de l’Actors Studio. Renseignement pris, elle vient du MMA.
  • La scène où la femme qui sert de nounou à Grogu sur Tatooine se met à parler dans la langue des poissons suscite une gêne si totale qu’on culpabilise énormément de continuer à regarder la série.
  • Quand on découvre que Mando est interprété par un sosie de Burt Reynolds, on n’a pas encore vu le pire en matière de visages de synthèse (<– habile manière de ne pas spoiler la scène finale).

Le saviez-vous ?

Dans l’épisode s01e05, Mark Hamill prête sa voix à un droïde, ce qui n’a absolument aucun sens sinon pour démontrer que Star Wars n’est plus qu’une énorme machine à auto-citations.

Ce qu’il faut en retenir

  • La Guerre des étoiles étant désormais un « univers », il est logique qu’il soit composé à 99,999999 % de vide. D’ailleurs, en parlant de vide, avez-vous lu notre fiche sur L’Ascension de Skywalker ?
  • Avec le darksaber, on a confirmation de la plus grande absurdité de la saga : l’absence de dragonnes sur les sabres laser, qui les empêcheraient pourtant de valdinguer systématiquement hors de portée de leurs utilisateurs.
Le méchant - The Mandalorian
Ouverture du restaurant Los Pollos Hermanos de Tatooine.

Les conditions idéales pour regarder The Mandalorian

En bingewatchant les deux saisons après vous être rendu compte que votre année d’abonnement gratuit à Disney+ expire dans deux jours.

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Jerome Latta

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2 réflexions au sujet de « Série – The Mandalorian »

  1. Commentaire sans aucun intérêt : la lecture de cette fiche m’a rappelé que moi aussi je suis abonné à Disney plus !
    Cadeau de Canal complètement oublié depuis le printemps… merci l’arrière cuisine !
    Bon par contre la même fiche ne fait pas envie de se cogner ce machin…

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