Jeu vidéo – Planet Zoo

Planet Zoo (Frontier Developments, 2019)

Notation :

Propreté de l’habitat : ++++++
Satisfaction des visiteurs : ++++
Bien-être des animaux : +++
Hugo Clément : ——

 

Qu’est-ce que ça raconte ?

Après avoir découvert cette vidéo merveilleusement hilarante, je me suis lancée dans l’aventure Planet Zoo, jeu de gestion où le but est – vous l’aviez deviné – de construire et faire prospérer un zoo. Alors que l’intention initiale était de faire un zoo de l’enfer comme dans la vidéo, je me suis vite fait happer par le jeu qui est globalement bien fait.

 

Les points forts :

  • Moi qui ne ratais jamais un épisode d’Une saison au Zoo sur France 4, je me sens désormais encore plus proche des soigneurs du Zoo de la Flèche.
  • Les personnages qui vous encadrent dans le mode carrière sont plutôt sympas, même si le vieux Bernie, propriétaire de la franchise de ce mode, fait sans arrêt des blagues gênantes.

 

Bernie, le Matthieu Lartot du zoo.

 

  • Le bonheur indicible de voir grandir un bébé éléphant ou de regarder un bébé loup/singe jouer avec un ballon pendant une demi-heure.
  • Il existe plusieurs modes de jeu assez variés qui permettent normalement de ne pas s’ennuyer. Le bac à sable et son budget illimité est le mode idéal pour ceux qui viennent pour les animaux mignons ou qui veulent construire des enclos dignes de Frank Gerhy ou Le Corbusier sans avoir à se faire chier sur la gestion. La franchise vous fait démarrer avec un budget et des savoir-faire minimaux, vous forçant à mettre des barrières moches pas chères et à sous-payer vos employés pour éviter la banqueroute au bout de deux semaines, mais vous fait vous sentir comme l’entrepreneur de l’année quand vous réussissez (Manu serait fier).
  • Le niveau de détails accordés à certains aspects du jeu est assez impressionnant. Que ce soit au niveau des constructions (certaines personnes avec beaucoup trop de talent et de temps libre arrivent à faire des enclos assez fous avec une facilité très agaçante ou de la gestion (vous pouvez créer vous-même des plans marketings assez poussés, accéder à des tas de graphiques).

 

Dans un trou vivait un grizzli.

 

  • La fonction « échange d’animaux » vous permet de vous sentir comme un trader de Wall Street, mais avec des lémuriens ou des bongos à la place des actions.
  • Quand je dis à haute voix que j’ai douze phacochères, et que mon colocataire fait : « dans la vrai vie ou dans le jeu ? » ben c’est un p’tit peu rigolo.
  • Donner des petits noms à vos animaux et voir fièrement apparaitre un message vous annonçant que vos bonobos Philippe Poutou et Marine Le Pen vont avoir un bébé.
  • Quand vous en avez marre du confinement et que vous avez besoin de vous défouler, vous pouvez adopter des pangolins et les faire crever exprès.
  • Vous pouvez aussi vous amuser à lâcher des prédateurs dans un enclos d’herbivores et ricaner de manière diabolique devant le carnage, ou bien faire des battles pour voir qui c’est qui est vraiment le plus fort entre l’éléphant et l’hippopotame ou le tigre de Sibérie et l’ours brun.

Les points faibles :

  • Pas franchement évident de réaliser ce qu’on a en tête dans la partie construction, d’autant plus que, et c’était l’intérêt de la vidéo du zoo de l’enfer, le jeu permet de faire des trucs impossibles comme une cascade qui flotte au milieu de rien, des trous très très profonds, des murs de 100 mètres de haut… Ça devient vite assez technique et chronophage de placer chaque élément exactement comme on le souhaite et la maniabilité n’étant pas toujours optimale, on finit souvent par craquer et finir les enclos à l’arrache, en posant arbres et cailloux un peu au hasard.
  • Si vous avez lu Les Racines du Ciel de Romain Gary, vous culpabiliserez à l’idée d’avoir des éléphants dans votre zoo.
  • Dans le jeu, on se crée un alter ego pour lequel on peut choisir le look : homme, femme, grand, petit, gros, peau foncée, claire… Et bien peu importe les combinaisons, les personnages sont tous absolument dégueulasses.

 

Les phacochères vaincront !

 

  • Une fois qu’on a bien le jeu en main, il est TRES addictif. Parce qu’on a envie de voir grandir ces bébés girafes et de finir cette réplique de Mos Eisley pour l’enclos des chameaux !
  • Les stands de boissons et d’alimentations pour les visiteurs proposent uniquement de la junk food : des hot dog, sodas, burgers, frites, glaces… C’est pas comme ça qu’on va réussir à faire baisser le nombre d’obèses dans le monde !
  • Il y a une grande variété d’animaux disponible, mais la majorité vient du continent africain. Moi qui voulais reconstituer la forêt de Rambouillet, j’ai été un peu déçue.
  • A moins d’avoir un ordinateur très performant, les graphismes restent malheureusement moyens.
  • Deux extensions (Pack Arctique et Pack Amérique du Sud) ont été rendues disponibles depuis la sortie du jeu. Mais on est encore loin de la qualité des extensions de son ancêtre Zoo Tycoon qui proposait des packs pour ajouter une multitude d’animaux marins dans Marine Mania (ah, quel plaisir de lâcher un visiteur relou dans le bassin des requins blancs et le regarder battre le record du monde de Michael Phelps) ou même des animaux préhistoriques dans Dinosaur Digs (tout est toujours plus cool avec des dinosaures).
  • Si des animaux sont malheureux il y des manifestants dans le zoo, et on ne peut même pas les chasser à coup de flashball. Dommage.
  • Lire les remarques parfois négatives de vos visiteurs sur un habitat qu’on a mis deux heures à construire donne parfois envie d’ouvrir la porte de Serge le crocodile.

 

Il avait pourtant l’air bien, Serge…

 

Le saviez-vous :

  • La durée de vie d’un Oryctérope du Cap va de 15 à 20 ans.
  • Si l’on laisse deux mâles dans un troupeau de gnous, ils risquent de se battre pour la place d’alpha.
  • Les escargots tigres se reproduisent à un rythme pas possible, de vrais lapins.
  • Apparemment, un bébé autruche peut tuer un buffle mâle adulte. Si.
  • On peut maltraiter ses employés en mettant leurs locaux à 3Km de l’entrée et en leur mettant à disposition des salles du personnel moches sans trop de conséquences. Vivement une version française où les salariés du zoo se mettent en grève tous les trois mois.

 

Les conditions idéales pour jouer à ce jeu vidéo :

Pendant un confinement dû à une pandémie.

 

Ce qu’il faut retenir du jeu :

La vie trouve toujours un chemin, sauf quand le putain de soigneur ne vient pas nourrir les bestiaux.

 

Si vous avez aimé, vous aimerez aussi :

  • Vous rappeler vos plus belles parties de Zoo Tycoon ou Roller Coaster Tycoon, les ancêtres de ce jeu développé par le même studio.
  • Une Saison au Zoo.
  • Nourrir la colonie de souris qui vit dans votre appartement (d’ailleurs à ce sujet un peu de lecture).
  • Lire Martine au zoo.
  • Donner des noms aux pigeons sur le rebord de votre fenêtre.
  • Jurassic World : Evolution, le même principe mais avec des Dinosaures.
  • Dire « Hmmm, c’est un l’acacia non ? » dès que vous voyez un arbre.

Si vous avez aimé, vous n’aimerez pas :

Le braconnage.

 

Sur ce je vous laisse, j’ai l’enclos des hyènes à nettoyer.

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Trébuchets et paillettes.
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Une réflexion au sujet de « Jeu vidéo – Planet Zoo »

  1. Pour l’instant le plus fort à Planet Zoo c’est un pangolin qui a réussi à faire enfermer des millions d’êtres humains dans des villes transformées en zoos que visitent les animaux. Si ça continue ils vont nous lancer des cacahouètes.

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