Ciné Club Sandwich – The King’s Man

The King’s Man : Première Mission, de Matthew Vaughn (2021)

Je ne prends jamais de décision avant d’avoir l’estomac rempli. Ou les couilles vides.

Notation :

Moustaches : +++++
Manières : ++
Biquettes: +++++
Colonialisme : +++
Pacifisme : Bof

– Il a pas l’air de bluffer là, quand même…
– Siiii, si il bluffe là

Synopsis :

Il était une fois un petit garçon noble, riche et têtu.

Il était une fois sa mère, ardente humaniste, tuée sous ses yeux.

Il était une fois son père, aristo pacifiste qui avait promis à sa femme que leur fils ne verrait jamais une guerre.
Manque de bol, cette histoire se déroulait aux alentours de 1914. Une fois grand, le garçon a dit “je veux aller à la guerre”, son papa lui a dit “nan”, le Roi d’Angleterre a dit “tout ça craint du cul”, un mystérieux complotiste énervé a dit des gros mots avec l’accent écossais, et Raspoutine a dit “Couilles”.

Points forts :

  • Quelques idées intéressantes de réalisation, même si elles restent fugaces. C’est cool, par exemple, de mettre des caméras sur les épées pendant un combat, dommage de ne pas les y laisser quand les épées blessent l’adversaire.
  • Raspoutine se bat dans un mix de karaté et de danse russe. Tout le personnage, son interprétation, son maquillage, son accent sont à à vomir, mais ça au moins c’est classe.
  • A certains moments, l’action devient tellement ridicule qu’on est obligé de saluer l’implication de toute l’équipe. Rester ainsi à la limite du film sérieux et de la parodie façon Hot Shots!, c’est rare.
Stage de Crossfit, édition 1915
  • Toute l’histoire est terriblement prévisible, bien plus que les films précédents. Tellement qu’on en vient à oublier que Matthew Vaughn n’a jamais peur de tuer un personnage principal en plein film et à vraiment surprendre le spectateur.
  • Le casting un peu bordélique, mais qui vous fera vous demander “hey, je l’ai vu où, lui, déjà ?” toutes les 3 minutes, quitte à faire disparaître des seconds rôles doués derrière un acteur au charisme discutable.
  • l’Histoire, la vraie, est pleine de détails absurdes mais réels, notamment le déroulement des assassinats de l’archiduc Franz-Ferdinand et Raspoutine. Ils sont tous dans ce film.

Points faibles :

  • Les détails absurdes mais réels de l’Histoire mélangés à de grosses ficelles de fiction qui en gâchent tout le potentiel comique.
  • Il se passe beaucoup beaucoup de choses très vite qui ne servent pas à grand chose sinon à donner des pulsions suicidaires aux profs d’Histoire-géo, aux Russes, aux Yougoslaves, aux éleveurs de biquettes, aux Communistes et aux Écossais (entre autres).
  • Souvent montré de dos ou dans le noir, le grand méchant au crâne rasé et à l’accent écossais fleuri laisse espérer une apparition d’Ewan McGregor dans son rôle de Trainspotting. La déception est à la hauteur quand en fait, on réalise que ce n’est ni lui, ni même un des “personnages” interprétés par James McAvoy dans Split.
  • Le concept de développer un réseau d’espionnage parmi les domestiques de maison est plutôt intéressant dans l’idée, mais complètement gâché ici. Alors que le personnage de Gemma Arterton aurait au moins pu s’appeler Alexa.

Ce qu’il faut en retenir :

Ca :

Le Saviez-Vous ?

A un moment, Ralph Fiennes se balade avec sa canne-épée et un chapeau melon, une référence certaine à Chapeau Melon et Bottes de Cuir, un film qu’on avait tous volontairement oublié. Même lui.

Si vous avez aimé ce film, vous aimerez aussi :

  • Les théories du complot. Mais pas les ptits trucs sympa genre Big Pharma, les traînées des avions et tout. Plutôt les vrais trucs. La terre plate, les reptiliens, le Da Vinci Code.
  • Trouver la scène des tranchées dans WonderWoman pas si invraisemblable, finalement.

2 réflexions au sujet de « Ciné Club Sandwich – The King’s Man »

  1. Quel chef-d’œuvre!
    C’est drôle! c’est bien écrit!

    Si pour chaque chose négative, il y en a une autre positive :
    (Et là ça m’écorche quand même un peu de le dire mais tant pis)

    Ça valait quand même le coup que ce film soit produit,
    rien que pour pouvoir lire cette critique

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